Label énergie carbone: le pilier de la construction du futur

maison écologique

Dans un souci environnemental, les ministères du Logement et de l’Environnement ont instauré une nouvelle règlementation de la construction : le label énergie carbone. Le projet consiste à réduire l’émission de carbone des infrastructures immobilières. L’objectif visé étant la réduction de l’empreinte écologique dans le domaine du bâtiment.

Le principe du label énergie carbone

Le label énergie carbone s’inspire des labels Effinergie, BBCA et HQE. Il établit 4 modes de consommation énergétique pour les bâtiments à énergie positive ou Bepos.  Le but est d’augmenter la performance énergétique de ces bâtiments sans engendrer une forte hausse du coût construction maison. Le label impose également la diminution des émissions de gaz à effet de serre pour respecter l’environnement.

Les acteurs de ce nouveau dispositif

Le label s’applique à l’ensemble des professionnels de la construction. Les constructeurs, les architectes et les maîtres d’œuvre doivent exécuter les pratiques énergétiques édictées. Pour le moment, un comité de pilotage a été institué pour faire un essai. Le comité réunit les experts en bâtiments, les promoteurs d’énergie verte, les certificateurs et les groupes de labels. L’expérimentation servira à analyser la correspondance entre les compétences mobilisées, l’investissement à engager et les finalités.

Processus d’expérimentation

Les constructeurs effectueront une étude de faisabilité du projet bas carbone.  Le procédé consistera à valider ou à rejeter les possibilités économique et technique des nouvelles dispositions. Les maîtres d’ouvrage vérifieront  l’efficacité des solutions pour réduire l’exploitation des énergies fossiles, promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables et des matériaux recyclables, établir des formules de construction et des systèmes de consommation énergétique à faible émission carbonique.

Les certificateurs

Cinq organismes de certification ont ratifié une convention avec le gouvernement pour accorder le nouveau label. Voici la liste des organismes en question:

Céquami  (construction individuelle)

Promotelec Services (constructions individuelles et collectives)

Cerqual (constructions individuelles groupées, habitations collectives, bâtiments services, institutions socio-médicales)

Prestaterre (constructions individuelles et collectives)

Certivéa (habitations non résidentielles).

Ces organismes procèderont à l’inspection de nouveaux bâtiments pour vérifier leur conformité aux normes recommandées. L’inspection commencera dès la conception des plans de la maison construction jusqu’à la fin des travaux. Les organismes délivreront le certificat de conformité lorsque le chantier répondra aux exigences du label.

Contraintes du label

L’entreprise de construction de maison craint les coûts engendrés par la prise de ces mesures énergétiques. Le marché de l’immobilier pourrait en souffrir, car la durée des constructions se situe entre 2 à 3 ans. À cela viennent s’ajouter, les périodes de test technique et économiques. Les surcoûts de ce projet vont certainement léser les intérêts des constructeurs de maison neuve à vendre. Pour remédier à cette situation, L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie conventionnellement appelée Ademe projette d’accorder des subventions pour les études d’impacts environnementaux des nouveaux bâtiments à consommation énergétique nette zéro. La ministre du Logement a en outre affirmé qu’elle étudiait la possibilité d’accorder des prêts. Une disposition qui devrait permettre aux potentiels acquéreurs de nouvelles propriétés immobilières de gérer facilement leur projet de choisir une maison clé sur porte à vendre.

Une tendance pour le bien-être et l’économie de ressource

Depuis quelques années, la gestion de ressources naturelles a le vent en poupe dans le monde de la construction ainsi que dans d’autres domaines. Ces dispositifs et labels ont également pour but de mettre en avant l’usage d’écomatériaux et d’énergie renouvelable. En même temps, cela devrait permettre à toutes nouvelles structures d’habitation de privilégier la santé des occupants. En effet, le but est avant tout d’accéder à un autre niveau de qualité de vie tout en évitant le gaspillage. Du point de vue énergétique, une maison neuve respectant cette nouvelle règle de consommation va permettre à son propriétaire de faire face à la hausse des tarifs de l’énergie et autres combustibles. En tout cas, il y a une grande certitude que ces constructions à bas carbone auront longtemps un impact dans l’approche que les gens ont de l’écoconception. Une tendance qui régit peu à peu les constructions actuelles et probablement celles du futur.

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